mercredi 14 octobre 2026
Comprendre la tokenisation : principes, usages et transformation de la finance

Tokeniser : représenter un actif ou un droit sous forme numérique
Le principe de la tokenisation est plus simple qu’il n’y paraît.
Prenons un exemple ancien : celui d’un jeton de casino (en anglais, un jeton se dit token). Un jeton portant la valeur « 100 € » n’est pas un billet de 100 €. Il représente une valeur reconnue dans l’environnement dans lequel il est accepté. Sa valeur provient notamment du fait que le casino reconnaît ce jeton et garantit sa conversion.
La logique d’un token numérique est comparable.
Un token peut représenter un lingot d’or conservé dans un coffre, une obligation, une part de fonds, un ticket pour assister à un concert, une créance ou encore une unité monétaire. Une DLT enregistre alors l’existence du token, son détenteur et ses transferts successifs, à la manière d’un fichier Excel tenant les comptes de qui possède quoi, et dans lequel chaque transaction donnerait lieu à une ligne supplémentaire.
Le concept de tokenisation est généralement associé à plusieurs propriétés.
- L’actif est enregistré sur un registre distribué (blockchain).
- Le token peut être transférable.
- Le token possède une valeur économique.
- Et il peut devenir programmable grâce aux smart contracts.
Ces derniers permettent d’associer à une transaction des règles d’exécution : paiement simultané à la livraison du bien, contrôle d’éligibilité (ex : KYC / AML), prélèvement de frais, versement d’un coupon, mise en collatéral ou déclenchement automatique d’une opération lorsque certaines conditions sont réunies.
Une distinction fondamentale va différencier notre typologie de tokens. Dans certains cas, le token représente un actif qui existe déjà dans un autre système : un immeuble, un lingot d’or, une obligation ou une part de dette privée. On parle fréquemment de RWA, pour Real World Assets, lorsque des actifs physiques ou des droits existants sont représentés on-chain.
Dans d’autres cas, l’actif est nativement numérique : il est émis directement sur la DLT et le token constitue lui-même la représentation de référence du droit.
Cette différence est structurante. Dans le premier cas, il faut garantir la correspondance entre le token et un actif ou un registre extérieur. L’existence d’un tiers de confiance prenant ce rôle devient essentielle.
Dans le second, le registre DLT peut lui-même devenir une composante centrale du dispositif juridique et opérationnel.
Que peut-on tokeniser ?
Techniquement, un très grand nombre d’actifs, de droits ou de valeurs peuvent être représentés sous forme de tokens.
- Le premier domaine majeur concerne la monnaie et les paiements. Stablecoins, dépôts tokenisés et différentes formes de monnaie numérique de banque centrale (MNBC) permettent d’envisager une monnaie pouvant circuler sur de nouvelles infrastructures informatiques.
- Le deuxième domaine concerne les instruments financiers : actions, obligations, parts de fonds, produits structurés, instruments monétaires, dette privée ou titres utilisés comme collatéral.
Dans cet univers, les instruments financiers tokenisés, également désignés par l’expression security token en anglais, cherchent à représenter sous forme de token le registre de propriété et les droits d’un instrument financier.
- La tokenisation peut également concerner de nombreux autres métiers : l’immobilier (il est par exemple possible à Dubaï de tokeniser des pourcentages de propriété d’un bien), les matières premières (or, baril de pétrole, etc.), des œuvres d’art ou encore des crédits dans des jeux vidéo. Les jetons non fongibles, ou NFT, ont quant à eux popularisé auprès du grand public la représentation numérique et la propriété transférable d’actifs artistiques uniques.
Certains de ces usages reposent sur un écosystème décentralisé ; d’autres sont au contraire opérés par des institutions identifiées et sur des infrastructures fortement gouvernées se portant garantes des transactions. Pour une présentation plus générale des différentes catégories d’actifs numériques, nous vous invitons à consulter notre article dédié à ce sujet.
Tokeniser ne suffit pas : il faut pouvoir faire confiance
La blockchain permet d’établir avec un haut niveau de confiance qu’un token donné appartient à une adresse ou à un compte donné et d’en retracer les transferts sans s’interroger sur leur authenticité.
Elle ne résout cependant pas, à elle seule, la question de ce qui existe derrière le token.
Prenons l’exemple d’un token représentant un lingot d’or. Il est pratique de pouvoir procéder à l’achat et éventuellement au transfert en quelques clics d’un lingot d’or, voire à sa fragmentation en grammes, sans avoir besoin de se déplacer en boutique spécialisée ni prendre le risque de le garder à la maison. Si la blockchain permet à un investisseur d’acquérir ainsi dix tokens pour dix lingots d’or, elle ne peut pas, par elle-même, garantir que dix lingots existent réellement dans un coffre, ou que lesdits lingots n’ont pas été vendus plusieurs fois au profit d’une escroquerie. Pour que le principe fonctionne, il faut que l’émetteur de cet actif numérique apporte suffisamment de signes de confiance pour rassurer de potentiels acheteurs sur l’existence réelle de cet or physique au ratio de un pour un (un lingot en coffre-fort pour chaque token sur la blockchain), et de la possibilité réelle de retirer cet or des coffres sans déclencher pénurie et bank run.
Inutile de dire que lorsque ce service est proposé par HSBC qui s’engage contractuellement à posséder les lingots dans ses coffres, la confiance est plus élevée que lorsqu’il s’agit d’une start-up montée par trois jeunes dans un garage, aussi brillants soient-ils.
Autre exemple important, le stablecoin. Ce token de paiement est censé valoir exactement un dollar ou un euro. Dans les faits, son émetteur doit garder sur un compte de réserve géré par une banque l’équivalent en monnaie fiat (« traditionnelle »), afin de pouvoir procéder au remboursement du token à la demande des investisseurs. Si jamais ces comptes bancaires ne disposaient pas des avoirs requis, et si l’émetteur n’était plus en capacité de rembourser tous les investisseurs, la confiance disparaîtrait, la valeur du stablecoin chuterait drastiquement pour ne bientôt plus représenter le sous-jacent sur un rapport de 1:1 (on parle alors d’un « depeg »). Le marché préférera donc les stablecoins d’acteurs réputés, aux comptes solides et audités, aux propositions de valeur de fintechs de petite taille.
C’est tout l’enjeu de la connexion entre le monde on-chain et le monde réel.
La qualité d’un actif tokenisé dépend donc beaucoup des acteurs qui garantissent son existence et les droits qui y sont associés. L’instrument financier tokenisé n’aura de valeur que si les acteurs de la chaîne titres confirment son usage : bourse, courtier, banque dépositaire, dépositaire central, chambre de compensation, émetteur, auditeur et tout autre tiers de confiance présent. Si la blockchain apporte de la transparence dans les opérations traitées, la tokenisation ne fait pas disparaître totalement la notion de confiance, loin de là.
D’ailleurs, cette même transparence crée son propre lot de problèmes. Les applications financières institutionnelles traitent souvent des données sensibles : identité des investisseurs, montants des transactions, positions, informations de conformité ou données opérationnelles. Le secret bancaire est encadré par de nombreuses lois, et complète ainsi en Europe des exigences RGPD déjà importantes.
Le choix entre réseaux publics (permettant une distribution large, mais au prix d’une confidentialité faible), permissionnés (des accès restreints, mais un contrôle efficace des données) ou des blockchain networks hybrides doit donc intégrer la sécurité des données, la confidentialité, la protection des données, le contrôle des accès et la gouvernance des données. Et disons-le clairement, en 2026, aucune technologie de DLT ne donne encore totale satisfaction sur le mix « confidentialité des données » et « facilité de partage entre acteurs tiers », forçant la main à des projets d’interopérabilité plus complexes que souhaité.
La réglementation ne disparaît pas avec la blockchain
Tokeniser un actif ne modifie pas automatiquement sa nature juridique. Les réglementations existantes continuent donc de s’appliquer : droit bancaire, droit des titres, réglementation des marchés, conservation d’actifs, LCB-FT, protection des investisseurs ou règlement-livraison.
Prenons quelques exemples.
- Une action, même tokenisée, est un instrument financier régi en Europe notamment par le cadre MiFID 2. Ainsi, s’il est très facile techniquement de tokeniser une action et de proposer avec l’aide de Claude Code une bourse en ligne pour échanger on-chain ces tokens, cette dernière n’aura le droit d’opérer que si elle obtient de son autorité de régulation une licence lui donnant le droit de devenir une bourse (Multilateral Trading Facility), un sujet tout sauf trivial que seule une poignée d’acteurs a obtenu en Europe.
- Un dépôt bancaire tokenisé reste une créance du déposant sur sa banque, encadrée par la réglementation bancaire et exactement les mêmes obligations prudentielles (CRD / CRR). Permettre aux clients de déplacer massivement leurs capitaux la nuit et le week-end est un avantage concurrentiel, mais potentiellement aussi un cauchemar pour la gestion des liquidités internes.
- De nombreuses start-up l’ont oublié dans le passé, mais la vente de produits culturels (arts, jeux vidéo, tickets de concerts…) sous forme de tokens n’autorise pas son émetteur à oublier ses obligations : collecter la TVA, vérifier l’âge des clients ou tenir et déclarer une comptabilité complète.
Pour les crypto-actifs entrant dans son champ, le Règlement MiCA établit désormais un cadre harmonisé au niveau européen. Le Régime pilote DLT européen répond à une autre problématique : permettre à certaines infrastructures de marché d’utiliser la DLT en bénéficiant, sous conditions, d’aménagements ciblés au cadre réglementaire traditionnel.
La technologie ne supprime donc pas la réglementation. Elle peut en revanche conduire à l’adapter lorsque les textes ont été conçus pour des architectures techniques différentes.
L’importance de la monnaie tokenisée
Le cas d’usage le plus facile à comprendre de la tokenisation est celui des moyens de paiement. Rappelons tout d’abord qu’aujourd’hui, il n’existe pas dans la plupart des juridictions de moyens de paiement fonctionnant 24/7 permettant de traiter des gros montants. Si en Europe l’Instant Payment se déploiera progressivement sur les gros montants en zone euro, il est encore impossible de réaliser une transaction FX la nuit ou le week-end.
Les stablecoins permettent eux de briser toutes ces barrières (dans la limite des liquidités disponibles, un des freins actuels à leur développement). Il est ainsi possible d’envoyer de l’argent à travers le monde en 24/7, et sans limite de montant. Un grand groupe industriel peut payer un fournisseur le dimanche à l’autre bout du monde, sans délai ni risque de change. Une société internationale peut réorganiser ses comptes le week-end pour bénéficier des meilleurs rendements de trésorerie court terme.
Encore faut-il qu’il existe des produits de placement acceptant des dépôts 24/7. Nous ne devrions donc pas être étonnés de voir que les premiers produits financiers tokenisés proposés par le marché sont des fonds monétaires (Money Market Funds), dont l’objectif est de fonctionner en 24/7, avec paiement d’intérêts en temps réel, et capacité de sortir le cash sur demande immédiate. Stablecoin et Tokenised MMF fonctionnant tous deux sur blockchain, il devient possible de traiter le règlement-livraison en temps réel, de manière atomique (ou presque). Le rêve devient donc réalité, et les trésoriers d’entreprises peuvent commencer à prévoir l’optimisation de leur trésorerie avec des arbitrages en temps réel, de jour comme de nuit.
Ce que nous montrent ces premiers produits n’est qu’une étape préliminaire. Les bourses de cryptomonnaies ont montré l’intérêt du grand public et de nombreux institutionnels pour des bourses ouvertes en continu. Et progressivement, les annonces tombent, issues de fintechs innovantes ou des plus grands acteurs traditionnels : en ajoutant de la technologie DLT, le marché actions lui-même s’oriente vers une présence 24/7. Et après lui viendra probablement celui de nombreuses autres classes d’actifs. Et pour une efficacité maximum, ces places de marché acceptent toutes les paiements tokenisés, les seuls actuellement offrant la rapidité de traitement requise. Nous revenons sur ces annonces dans notre analyse des tendances de la tokenisation et blockchain en finance.
Trois modèles principaux sont actuellement étudiés.
Le stablecoin, déjà mature dans son fonctionnement, représente généralement une valeur stable par référence à une monnaie et s’appuie sur des mécanismes de réserve et de remboursement dépendant de sa structure et de son cadre réglementaire. En théorie, n’importe quelle société peut émettre un stablecoin, et pour certaines l’idée de s’affranchir des contraintes bancaires est particulièrement intéressante.
Le dépôt tokenisé représente une créance sur une banque commerciale sous une forme utilisable dans un environnement DLT. Il permet donc de transposer la monnaie bancaire existante dans une infrastructure programmable sans en modifier nécessairement la nature économique. Seules les banques peuvent proposer des dépôts tokenisés, et les premières offres concrètes arrivent sur le marché.
Pour plus d’information sur ce sujet, nous vous invitons à lire notre whitepaper.
Enfin, les banques centrales étudient différentes solutions permettant le règlement d’opérations DLT en monnaie numérique de banque centrale wholesale, à l’exemple du projet Pontes de la BCE, en production depuis le 21 septembre 2026 (source : CoinDesk).
Ces différentes formes de monnaie pourraient également transformer les paiements numériques, les méthodes de paiement et, à terme, l’expérience de paiement. Pour certains usages, l’utilisateur pourrait déclencher une transaction tokenisée aussi simplement qu’il utilise aujourd’hui une carte de crédit, alors que l’infrastructure sous-jacente fonctionnerait selon des principes radicalement différents.
Pourquoi la finance de marché est-elle particulièrement adaptée à la tokenisation ?
Le potentiel de la tokenisation est particulièrement important dans les marchés financiers, car une transaction aujourd’hui apparemment simple peut impliquer une chaîne opérationnelle très complexe.
L’achat d’une action fait par exemple intervenir les contreparties (acheteur, vendeur), leurs brokers et une bourse, deux dépositaires locaux, un dépositaire central, plusieurs systèmes de paiement et banques et une infrastructure de règlement (telle que Target2-Securities en Europe). Chacun de ces acteurs maintient ses propres comptes et registres. Des messages sont échangés entre différents systèmes, notamment grâce à des standards comme ISO 20022, puis des opérations de rapprochement permettent de vérifier la cohérence des informations.
Cette architecture a démontré sa robustesse et permet de traiter des volumes considérables. Elle génère néanmoins de multiples échanges de données, d’importantes opérations de rapprochement, des délais de un à deux jours, et d’importants besoins de liquidité des acteurs pour garantir le bon déroulement des opérations jusqu’à leur dénouement final.
La tokenisation offre une approche différente : représenter l’instrument financier et l’argent sur des infrastructures directement compatibles et portant leurs propres règles de fonctionnement.
L’exemple le plus emblématique est le Delivery versus Payment, ou DvP. En finance traditionnelle, il faut des dizaines de messages et de nombreuses heures pour coordonner la livraison (du titre) contre son paiement. Un acteur solvable aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain, ce qui représente un risque (de contrepartie) que toute la place souhaiterait effacer.
Si le titre et la monnaie peuvent être transférés sur des infrastructures nativement interopérables, ne nécessitant pas tous ces messages asynchrones, les deux mouvements peuvent être techniquement liés : le cash est transféré en même temps que le titre. On parle de règlement atomique : soit les différentes jambes de la transaction sont exécutées, soit aucune ne l’est. Mais il n’est pas nécessaire d’attendre pour connaître le résultat de la transaction.
Cette capacité peut réduire le risque de principal et raccourcir fortement certains cycles de règlement.
Les travaux menés par la Banque de France, la BCE et l’Eurosystème illustrent cette évolution. Le projet Pontes s’inscrit notamment dans la recherche de solutions permettant de relier les transactions réalisées sur DLT au règlement en monnaie de banque centrale.
Désintermédiation ou transformation des intermédiaires ?
L’une des promesses historiques de la blockchain était la disparition des intermédiaires.
Dans la finance institutionnelle, l’évolution devrait être plus nuancée.
Banques, CSD, custodians, infrastructures de marché et autres acteurs boursiers remplissent des fonctions qui ne disparaissent pas avec la technologie : conformité, conservation, gestion des droits, finalité juridique, gestion des incidents ou contrôle de l’intégrité des actifs.
La manière dont ces fonctions sont organisées peut en revanche évoluer profondément.
Prenons le securities account keeping. Aujourd’hui, une banque dépositaire tient les comptes-titres de ses clients et rapproche ses positions avec celles enregistrées auprès d’un CSD ou d’un sous-dépositaire.
Si demain un registre DLT constitue directement le registre juridiquement opposable de détention des titres, une partie de cette tenue de compte pourrait être réalisée directement au niveau du ledger, mettant en risque le rôle des banques dépositaires, dont l’utilité pourrait apparaître moins claire.
Ces dernières pourront cependant adapter leur métier et proposer de nouveaux services : custody des clés, gestion des wallets, contrôle des droits, conformité, orchestration des transactions, interopérabilité entre réseaux (et capacité à proposer des services de conversion de l’argent tokenisé vers des comptes fiat). Que le client final ne s’inquiète cependant pas : si sa banque dépositaire ne s’adapte pas assez vite, nombreuses seront les fintechs et néobanques crypto-natives qui s’engouffreront sur ce qui pour elles s’apparentera à un nouveau marché à saisir, et non à une transformation à réaliser.
Le terme de réintermédiation est donc souvent plus pertinent que celui de désintermédiation : les fonctions restent nécessaires, mais leur répartition entre les acteurs change.

Conclusion : une transformation des infrastructures plus qu’une simple transformation des actifs
Une grande partie des fonctionnalités associées à la tokenisation pourrait théoriquement être reproduite avec des technologies traditionnelles. Il est possible de concevoir des systèmes fonctionnant 24/7, d’automatiser les transactions ou d’accélérer le règlement sans utiliser de blockchain.
La proposition de valeur devient cependant différente lorsque plusieurs institutions doivent partager un registre, conserver une vision cohérente d’un même actif et exécuter ensemble des transactions programmables.
C’est dans ce contexte que les technologies DLT prennent tout leur sens.
La révolution de la tokenisation ne consiste donc pas simplement à « mettre un actif sur une blockchain ».
Elle consiste à rapprocher actifs, monnaie et logique transactionnelle sur des infrastructures communes ou interopérables, et à savoir les opérer en 24/7.
Les enjeux sont désormais autant économiques, organisationnels et réglementaires que technologiques : choix du modèle de tokenisation, articulation entre registre on-chain et registre légal, sélection de l’actif de règlement, confidentialité, interopérabilité, custody, gouvernance, sécurité des infrastructures, conformité et transformation des modèles opérationnels.
Des parts de fonds aux actions tokenisées, des stablecoins aux dépôts tokenisés, des marchés de capitaux aux offres de gestion de trésorerie, la question n’est plus de savoir si la tokenisation fonctionne techniquement, mais d’anticiper à quel point elle va impacter les pratiques existantes.
Pour les banques, sociétés de gestion, infrastructures de marché et autres institutions financières, le véritable enjeu consiste désormais à identifier où la tokenisation crée suffisamment de valeur pour justifier la transformation des systèmes existants. Elles doivent s’interroger rapidement sur les modèles technologiques et réglementaires à privilégier pour passer de l’expérimentation à des services industriels à grande échelle. C’est précisément sur ce passage à l’échelle que nos équipes de conseil dans la finance accompagnent les établissements, avec une offre dédiée aux Digital Assets, du cadrage à l’industrialisation.
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Sources
- ICMA, 50th European Repo Market Survey (décembre 2025) : https://www.icmagroup.org/News/news-in-brief/icmas-50th-european-repo-market-survey-market-growth-continues-reaching-eur-13-7-trillion/
- CoinDesk, ECB launches Pontes (21 septembre 2026) : https://www.coindesk.com/business/2026/09/21/ecb-deploys-pontes-platform-to-settle-wholesale-tokenized-assets-in-central-bank-money
- BCE, page projet Pontes : https://www.ecb.europa.eu/paym/target/pontes/html/index.en.html
