17 mars 2017

Depuis plusieurs années, l’équilibre du monde économique est challengé par la montée en puissance des start-up. Pour y faire face, les grands groupes doivent développer de nouvelles synergies. La première édition des « Rencontres de Dumont d’Urville » portait sur ce sujet d’actualité.

Mikael Thepaut, Directeur General de Talan, revient sur le réseau « Better Together ».

Qu’est-ce que « Better Together » ?

MT : « Better Together » répond à une conviction que nous avons chez Talan : ensemble, nous sommes plus forts. Créé en 2009, en pleine crise, le réseau « Better Together » répondait à la nécessité pour les sociétés IT de petites tailles de se rassembler pour résister face aux grosses SSII dominantes sur le marché. Composé aujourd’hui de 40 PME et 500 freelances, notre réseau nous permet d’apporter une réponse complète aux transformations agiles de nos clients. Ces derniers sont d’ailleurs unanimes sur la pertinence de « Better Together » et y voient un réel gain de temps dans ce vivier d’experts déjà sélectionnés.

A partir de quel constat êtes-vous parti pour construire cette plateforme d’expertises ?

MT : Les grands groupes manquent de compétences sur des domaines précis pour être innovants (IoT, Big data, Blockchain…). Ces compétences existent mais dans des structures beaucoup plus petites (PME, start-up et indépendants). Nous avons donc voulu créer un réseau « gagnant-gagnant » en mettant en relation ces deux visions de l’entreprise grâce à une plateforme d’intermédiation. Avec « Better Together », les grands groupes gagnent en expertise et les start-up accèdent à de nouveaux clients, beaucoup plus difficiles à toucher sans cet écosystème.

Quelles sont les conditions pour faire partie de l’écosystème « Better Together » ? 

MT : Pour renforcer notre réseau, nous ciblons des domaines d’expertise dans le Conseil, l’Intégration et l’Edition (Business Intelligence, Big Data, CRM, Data Management, ERP…). Les membres ont comme points communs d’être passionnés par l’IT et d’être spécialistes. Malgré les demandes d’adhésion qui sont de plus en plus fortes, les membres sont sélectionnés selon des critères assez stricts. Pour faire partie du réseau, il faut être coopté par un autre membre et/ou sur sélection affinée des compétences, signer la charte de qualité que nous avons mis en œuvre et être certifié. Ce processus répond à un degré d’exigence, de qualité et de fiabilité qui nous est cher chez Talan et qui correspond aux demandes de nos clients.

Quel est l’avenir du réseau Better together ?

MT : La force du modèle repose à la fois sur l’émulation des acteurs du service IT et sur l’intermédiation entre les donneurs d’ordres et les PME/TPE. Cette nouvelle forme de collaboration, qu’on peut nommer l’entreprise en réseau est la clef de la performance durable. Toujours connectées et plus rapides, la somme des individualités regroupées devient la force du collectif. Le réseau Better Together va également s’internationaliser car la demande de nos clients est sans frontières.

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« La vision « David contre Goliath » pour évoquer les start-up et les grands groupes est dépassée. Aujourd’hui, ce serait plutôt « David avec Goliath » » » Julien Masson, Président de Whyers

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« Le but pour une entreprise établie, c’est d’empêcher par tous les moyens qu’une licorne ou qu’une semi licorne arrive à s’implanter sur sa chaîne de valeur » Jean-Louis Beffa, Président d’honneur de Saint-Gobain

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« Le mécanisme de l’acquisition est devenu naturel parce que les innovations et les talents sont de plus en plus à l’extérieur de l’entreprise » Paul-François Fournier, Bpifrance Innovation

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